Hébergement
Starwood veut faire oublier la crise
Publié le 18/12/2009 14:42:00 |
Alors que Starwood va franchir la barre symbolique des 1 000 hôtels dans le monde, le groupe organisait hier au Prince de Galles un grand workshop réunissant 27 établissements situés sur les zones Europe, Afrique, Moyen-Orient et océan Indien. Toutes ses enseignes étaient représentées : Sheraton, Méridien, Westin, St-Régis, W et Luxury Collection dont le Prince de Galles est le porte-drapeau à Paris. Quelque 170 professionnels étaient attendus (agences, voyagistes, spécialistes du MICE…) mais il n’est pas certain que la neige et les grèves dans le métro et le RER aient permis d’atteindre cet objectif.
Les responsables des hôtels en cours de développement avaient fait le déplacement, tel celui du Sheraton Bratislava (209 chambres) qui ouvrira en février dans la capitale Slovaque, des Westin et Luxury Collection Romanos (445 et 321 chambres) prévus en mai et juin à Costa Navarino dans le Péloponnèse, du St-Régis (180 chambres) au Morne à l’île Maurice en novembre 2010, etc. Les dernières nouveautés étaient aussi présentées comme le W de Barcelone (473 chambres) et, à Paris, le Westin (124 chambres) et le Méridien Etoile (340 chambres) dont les rénovations sont achevées.
"Nous avons l’avantage de posséder des marques fortes, assure Anne-Françoise Blotin, directrice des ventes globales de Starwood Hotels & Resorts. Dès qu’un établissement ne correspond plus à nos standards, il change d’enseigne ou quitte le périmètre du groupe." Une mésaventure qu’ont notamment vécu les Méridien de Saint-Martin et de Rio.
En raison de son positionnement haut de gamme, l’activité a été difficile pour le groupe hôtelier en 2009, la crise ayant entraîné une baisse du voyage d’affaires et des ventes via les TO hexagonaux. Les demandes sur l’Europe et la France (Paris, Nice et Monaco notamment) ont toutefois permis de préserver l’activité tourisme d’affaires (MICE). "On assiste à une reprise timide mais ce n’est pas encore l’euphorie", constate Anne-Françoise Blotin.
Stéphane Jaladis




