Richard Vainopoulos, président de Tourcom, estime que les TO se dispersent trop. ©DR
Distribution
R. Vainopoulos : "En affaires, il faut savoir dire non"
Publié le 31/08/2011 16:45:00 |
Richard Vainopoulos, président de Tourcom, joue les observateurs de l'affaire Thomas Cook, qui a réclamé 1,5% de surcoût rétroactif à ses fournisseurs. "Cela me fait sourire. Si un tour-opérateur veut payer, il paiera. En tout cas, c'est au fournisseur de réagir."
Et de rappeler les méthodes de la grande distribution : "Les fournisseurs finissent par mourir s'ils n'ont pas dit stop à temps. En acceptant des conditions de plus en plus draconiennes, ils se mettent la corde au cou. En affaires, il faut savoir dire non".
Pour lui, les méthodes de Thomas Cook, quelles qu'elles soient, démontrent surtout un déséquilibre de poids entre les tour-opérateurs et les distributeurs. "Les TO se sont affaiblis à force de se disperser dans leur stratégie commerciale, en travaillant avec des réseaux, avec des mutuelles, en direct, etc. Ils doivent revoir leur modèle économique."
Il poursuit : "Quand Thomas Cook a dit "non" à AS Voyages pour revendre Jet tours, il a fait un choix. Quand les TO disent que la distribution leur coûte cher, à eux de choisir leur réseau". Dont acte.
Catalina Cueto
Lire aussi :
J. Korcia : "Des TO accepteront les conditions de Thomas Cook" (30 août 2011
Fournisseurs : Thomas Cook franchit un nouveau pas (29 août 2011)
Thomas Cook : les TO britanniques s'inquiètent à leur tour (24 août 2011)
J.-P. Mas : "Thomas Cook veut faire le vide" (23 août 2011)








