Le naufrage du Costa Concordia a fait six morts, une soixantaine de blessés et une quinzaine de disparus, selon un bilan provisoire. ©DR
Croisière
Naufrage du Concordia : Costa désavoue son commandant
Publié le 16/01/2012 16:20:00 |
Le CEO de Costa Crociere, Pier Luigi Foschi, a tenu cet après-midi une conférence de presse au sujet du naufrage du Costa Concordia, intervenu dans la nuit du vendredi 13 janvier.
Il a commencé par présenter toutes ses condoléances aux familles des victimes. "Je suis à titre personnel profondément désolé de ce tragique événement", a-t-il assuré, visiblement ému, avant de remercier les membres d'équipage, qui se sont, selon lui "comporté en adéquation avec les procédures de sécurité, compte tenu de la position extrêmement délicate du navire."
S'il a tenu à remercier les membres d'équipage, qui ont "réussi à évacuer 4200 personnes en deux heures", le commandant, lui, est montré du doigt. "Le commandant est le seul maître à bord, c'est d'ailleurs pour cela qu'on l'appelle le commandant", a déclaré Pier Luigi Foschi. Le commandant Francesco Schettino est en détention depuis vendredi pour homicides multiples et abandon du navire.
Le président de Costa Crociere a confirmé que le commandant s'était "éloigné de la route autorisée", entrant "dans des eaux qu'il ne connaissait pas".
Le commandant aurait souhaité se rapprocher de l'île du Giglio, "pour montrer le bateau aux habitants", selon Pier Luigi Foschi, et était beaucoup trop proche des côtes. "Une erreur de jugement ayant entraîné de graves conséquences", selon la compagnie.
"Nous avons des signaux de sécurité, visuels et sonores, qui nous indiquent si le bateau s'éloigne de sa route involontairement, explique Pier Luigi Foschi. Mais si le capitaine prend le contrôle et décide de changer la route, les alarmes n'interviennent pas."
Costa confirme aussi que le commandant était bien à la passerelle (poste de pilotage) au moment de l'impact, et que le bateau a heurté un rocher qui n'était pas immergé. Mais Pier Luigi Fosci reste très prudent sur le déroulement exact du drame, arguant que les boîtes noires du bateau (VDR, Voyage Data Recorder) ainsi que les vidéos de surveillance sont pour l'instant entre les mains du procureur italien.
Le dernier bilan disponible, qui n'a pas été confirmé par Pier Luigi Foschi, fait état de six morts, une soixantaine de blessés et une quinzaine de disparus.
C.R.








