Transport aérien
Faillite de compagnies : l'Ectaa monte au créneau
Publié le 03/02/2012 16:49:00 |
Après la cession d'activité, à une semaine d'intervalle, de Spanair et Malev, l'Ectaa (The European Travel Agents' and Tour-operators' Associations), lance un appel à la Commission européenne afin de mettre en place une législation pour protéger les passagers.
L'association rappelle que les passagers n'ont pas de recours en cas de faillite d'une compagnie pour obtenir le remboursement de leur billet et le retour à domicile si la cessation d'activité intervient durant leur déplacement. L'Ectaa souligne "l'important écart de traitement entre un passager totalement protégé dans le cadre d'un forfait, par rapport à un passager achetant un billet sec, en cas de faillite d'une compagnie aérienne".
Selon l'Ectaa, la faillite de compagnies aériennes a touché sur la dernière décennie entre 1,8 et 2,2 millions de passagers en Europe, "parmi lesquels une grande majorité sans protection, avec un coût moyen par passager supérieur à 800 €".
L'association pointe aussi la lenteur d'intervention de la Commission européenne, alors que le Parlement européen a reconnu en novembre 2009 le manque de protection des passagers aériens dans ces situations. Le 20 décembre dernier, la Commission a reçu une question du Parlement, toujours en attente de réponse, rappelant sa requête et demandant une clarification sur le calendrier de la Commission.
Selon Michel de Blust, le président de l'Ectaa, "il est temps que des mesures législatives soient prises par l'Union européenne afin d'assurer une protection similaire de l'ensemble des passagers aériens en cas de faillite de compagnies aériennes, pour garantir un même niveau d'obligation entre un transporteur aérien et un organisateur de voyages".








