Les manifestants ont fait plier le président Mohamed Nasheed. ©Minivan News
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Coup d'Etat aux Maldives : le Ceto maintient les départs
Publié le 07/02/2012 09:40:00 |
Actualisé à 16h24
Le coup d'Etat en cours aux Maldives n'a pas d'incidence sur les départs vers l'archipel : le Ceto a déclaré cet après-midi "recommander de maintenir l'ensemble des départs".
"La crise politique se déroule à Malé, et aucun incident n'a eu lieu sur les îles touristiques", explique l'association, précisant que "l'aéroport international est une plateforme de transit située sur l'île de Hulhulé, physiquement séparée de la ville de Malé".
"Aucune perturbation des opérations aériennes n'a été constatée (...) et les vols (...) se déroulent normalement", continue l'association.
En revanche, l'accès à la ville de Malé est suspendu, même si le Ceto affirme que "la situation dans la capitale est redevenue normale après la démission du président". L'association précise toutefois que "ces mesures pourront être modifiées à tout moment en fonction de l'évolution de la situation".
Mohamed Nasheed, président des Maldives depuis trois ans, était contesté par la rue depuis plusieurs semaines. Il a annoncé ce matin sa démission à la télévision maldivienne, laissant le pouvoir à son vice-président Mohamed Waheed Hassan Manik.
Premier président élu démocratiquement aux Maldives, Mohamed Nasheed avait mis fin au règne de trente ans de Maumoon Abdul Gayoom, devenu aujourd'hui son principal opposant.
Selon la presse locale, les manifestants qui ont pris d'assaut les rues de Malé aujourd'hui ont été rejoints par des policiers et des militaires armés.
La plupart des commerces et banques de Malé ont été contraints de fermer. Le Quai d'Orsay confirme que "des manifestations violentes se déroulent dans la capitale, Malé, impliquant la police et l’armée" et qu'il est, par conséquent, "fortement déconseillé de se rendre à Malé".
S'il semble s'agir d'une crise très politique (les manifestations ont débuté à cause de l'arrestation d'un juge qui avait remis en liberté, contre l'avis du gouvernement, un opposant arrêté pour diffamation), elle résonne avec les tourments sociaux et religieux qui ont agité l'archipel depuis le mois de novembre.
C.R.
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