Virgin Atlantic n'a pas la part qu'elle escompte sur le transatlantique. ©DR
Transport aérien
Transatlantique : Virgin Atlantic veut sa part de ciel ouvert
Publié le 30/10/2008 13:42:00 |
Pour Steve Ridgway, président de Virgin Atlantic, qui intervenait hier au World Airlines Forum, le bilan du premier volet de l'accord de ciel ouvert est mitigé. S'il a levé les restrictions administratives, il favorise le monopole des grands alliances et réduit la concurrence.
Le président de Virgin Atlantic redoute en fait que le rapprochement entre British Airways et American Airlines crée un quasi-monopole de fait face auquel le challenger, avec seulement 3% des slots à Heathrow, ne fera pas le poids.
Mais ces considérations n'ont pas empêché Steve Rigdway de rebondir sur l'annonce du rachat de BMI par Lufthansa en offrant à sa concurrente britannique BMI de fusionner : "Cela permettrait de concurrencer plus efficacement British Airways".
La position de Virgin Atlantic souligne en fait la situation schizophrénique dans laquelle se trouve l'industrie aérienne. Elle réclame plus de libéralisation pour faire face à la crise, en accélérant la consolidation globale de l'industrie. Mais alors la concurrence si chère à chacun en prendra un coup. Le prix pour bien sortir de la crise ?
Dominique Benhaïm








