René-Marc Chikli, président de l'Association de tour-opérateurs/Ceto. ©DR
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René-Marc Chikli : « Il n’y a pas à rougir de la croissance des vols secs »
Publié le 19/12/2008 16:30:00 |
Le trafic des vols secs avec 2 294 791 passagers enregistre une hausse de 9,3% sur l'exercice 2007-2008. La recette unitaire moyenne des vols secs a progressé de 3,5% à 387 euros générant un volume d’affaires de 889 millions d'euros en hausse de 13,1%.
La vente de vols secs progresse uniformément sur tous les axes. Le nombre de clients affiche une croissance de 9% sur la France et 9,4% sur l’étranger (+10,6% sur le moyen-courrier ; +7% sur le long-courrier).
"La structure de l’offre a changé. Les tour-opérateurs vendent certes des forfaits, leur cœur de métier, mais aussi de plus en plus de vols secs ou de prestations terrestres sans transport", explique René-Marc Chikli.
Pour le président du Ceto, les tour-opérateurs qui affrètent ont aujourd’hui "une réelle capacité à vendre du vol sec, notamment sur Internet, et ce jusqu’en dernière minute. Ils ont développé des outils et les clients le savent".
Et de poursuivre : "ça ne les empêche pas d’améliorer leur marge, au contraire. Vendre du vol sec permet d’éviter de perdre de l’argent et de conforter leur marge". Le but est d’optimiser le remplissage du vol. "Certains tour-opérateurs savent faire du Go Voyages le matin et du Jet tours ou Kuoni l’après-midi."
"Le marché français est spécifique en Europe, mais sur ce point, il s’aligne désormais sur les marchés allemand et britannique", conclut René-Marc Chikli.
L’activité de vols secs est cependant stable depuis 2 ans, représentant désormais près d’un tiers de l’activité totale des TO. Le poids d'acteurs comme Go Voyages et Marmara pèse évidemment sur le bilan global du Ceto.
Fabienne Dauchez








