La situation est tendue à Fort-de-France. ©DR
Destination
La Martinique veut rassurer après les nuits d'agitation
Publié le 26/02/2009 15:00:00 |
"Il n'y a pas de raison de ne pas venir à la Martinique, qu'il s'agisse de confort, d'accès aux plages ou de sécurité." Les propos de Willy Rosier, le directeur de cabinet de Madeleine de Grandmaison, présidente du Comité martiniquais du tourisme, se veulent rassurant après les récentes nuits agitées.
Les vitrines de magasins et voitures cassées à la Martinique, relativement épargnées jusqu'ici par l'agitation comparée à sa sœur la Guadeloupe, ne contribuent pas à redorer l'image des Antilles françaises.
S'il reconnaît qu'il peut être compliqué de circuler en voiture dans l'île, dans la mesure où seulement une trentaine de stations essence sont ouvertes sur une centaine, il tient aussi à lister les points positifs : "les images diffusées à la télévision ont un effet loupe, mais dans l'île, les routes ne sont pas barrées, la plupart des magasins, hormis à Fort-de-France, sont ouverts, la sécurité est assurée".
Pendant les vacances scolaires, qui devaient représenter le point culminant d'une saison initialement anticipée comme "exceptionnellement bonne", Willy Rosier évoque un taux de remplissage hôtelier en baisse de 20 points par rapport aux prévisions, soit 70% au lieu de 90% voire 100%.
Les négociations continuent à Pointe-à-Pitre. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'Etat, le patronat et le collectif LKP sont parvenus à un accord qui correspondrait à une hausse de 200 € des bas salaires. De quoi, peut-être, voir arriver le bout du tunnel. La grève dure depuis cinq semaines en Guadeloupe.
V.D./C.R.
Lire aussi :
M. de Grandmaison "la Martinique ne doit pas pâtir de la situation en Guadeloupe" (19 février 2009)
Antilles : la grève s'étend à la Martinique (6 février 2009)








